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Le Grand Imagier


Certainement beaucoup d’entre vous et même plus d’un dignitaire du Grand Conseil chapitral, ont découvert le nom de notre Grand Imagier, Claude Bouxin, en lisant l’article sur la hotte dans l’Aviseur, puis, l’an dernier, celui sur notre bannière. La plupart d’entre nous portent pourtant depuis des années un tee-shirt où l’on peut lire très clairement sa signature. Mais son nom est ignoré de beaucoup et peu savent tout ce que nous lui devons.

Outre la hotte et la bannière, il a dessiné nos armes que l’on retrouve sous forme de médailles en étain sur nos chapeaux et nos tabliers. Elles ornaient nos premiers tee-shirts et un jeu de dessous de verres en liège. On les trouve en tête des Aviseurs et de nombre de nos publications. Vous pouvez les voir, en grand, accrochées au mur de la salle du chapitre et derrière l’étal d’un des commerçants du marché. En petit, elles formaient pendant les premières années le centre des collerettes de nos bouteilles. Nous les avons mises aussi sur l’oriflamme qui sert de doublure à la bannière lorsque nous avons deux délégations à l’extérieur en même temps.

Si vous avez la curiosité d’examiner le testimonial que l’on vous a remis lors de votre intronisation, vous y trouverez la signature de Claude Bouxin. Il a dessiné aussi les « ceps d’honneur » que nous remettons aux nouveaux adhérents. Lors d’un prochain chapitre solennel d’intronisations, pensez à feuilleter notre Livre d’or pour voir comment il en a décoré les pages de garde.

C’est à lui que nous devons la création de nos premières étiquettes dont le dessin a inspiré étroitement celui de nos étiquettes successives pendant plus de vingt ans.

C’est lui qui a décoré la porte de séparation du couloir qui mène à la salle de vinification. Il avait aussi orné le bar dont nous n’avons malheureusement pas su préserver la décoration lorsque nous avons dû le rénover.

En 1988, il a réalisé une illustration composite représentant un confrère en robe, portant une bouteille et tenant dans la main un parchemin enroulé, debout à côté d’un tonneau devant un pressoir vers lequel se dirige un vigneron portant une hotte de raisin et brandissant une grappe, en arrière-plan, en grand, la porte monumentale du château et le clocher de Saint Martin, en premier plan, à côté du pressoir, une comporte pleine et une grappe isolée devant un pied de vigne abondamment chargé.

Cette illustration composite nous a servi, et nous sert encore, à de multiples usages. Nous en avons fait des affiches (dont l’affiche du premier symposium des vigne d’Île-de-France en 1988), des menus, des cartes de voeux et plusieurs autres publications. Elle orne enfin les tee-shirts que nous portons et les verres de la Confrérie. Sur les verres, Saint Martin a certes disparu, mais la signature de l’artiste reste visible.

Pendant des années, Claude Bouxin a travaillé étroitement pour nous avec celui qui fut le chef de projet de la transformation de l’AVIS en confrérie avant de devenir notre premier Grand Chancelier. Il y avait une grande complicité entre eux car ils étaient beau-père et gendre.

Bien sûr, Claude Bouxin fut intronisé « Grand Imagier d’honneur » dès le 25 avril 1987, le jour de l’installation de la Confrérie. Mais jamais il ne prit la robe, ni ne siégea au Grand Conseil chapitral.

Claude Bouxin nous quitta en 1997 à l’âge de quatre-vingt-dix ans.