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LA CONFRERIE DES COTEAUX DE SUCY EN BRIE
JANVIER 2002 – DECEMBRE 2004



S’agissait-il d’un présage ? Toujours est-il que le 27 janvier 2002, lors de la Saint-Vincent, nous installons notre Vième Grand-Maître qui est… une femme ! Une nouvelle ère s’ouvre à la Confrérie d’autant plus que ce même jour, un jeune, très jeune-homme, prend la robe et qu’il s’avèrera plus tard être l’un des membres actifs de la Confrérie. (Vous lui devez la mise en page du bulletin que vous êtes en train de lire). Le 22 janvier, comme chaque année, nous étions nombreux à la Saint-Vincent de Champlitte.

En février, petite révolution, il est décidé de passer à la vinification en cuve inox, au lieu de celle en résine de synthèse, mais des nostalgiques demandent à ce qu’on la termine en fûts…

Il est décidé qu’une partie de la récolte 2001 soit enfûtée, ce sera la dernière fois.

Le 6 avril nous participons à l’inauguration de la Vigne de Chennevières sur Marne, et peu après paraît une plaquette : « De vignes en Guinguettes » éditée par le Conseil Général du Val de Marne à laquelle nous avons collaboré.


Pendant toute la durée du printemps les « joyeuses corvées » se multiplient et pour savourer dans le confort les pauses casse-croûte habituelles il est installé dans le clos un coin de convivialité avec barbecue qui sera inauguré le 8 juin par un méchoui de mémoire.

En juin, le 22, dégustation du sucy 2001 dans les caves du Château et le lendemain fête de la Saint-Jean avec de nombreux participants : un seul problème, le traiteur s’était trompé pour le nombre de convives et il n’y en avait pas pour tout le monde, alors on a tout partagé, notamment les vins tirés de nos caves, mais notre Grand Argentier, organisateur de nos festivités s’en souvient encore…

A cette époque, nous apprenons avec tristesse le décès de Camille Lautier, ancien instituteur, membre fondateur de l’AVIS, c’est lui qui avec ses élèves avait replanté la vigne à Sucy.

Cet été La vigne se porte bien, et promet une belle vendange. Il est alors décidé que pour la première fois nous vendangerons sur deux jours : le samedi, vendange sélective par les membres du Conseil Chapitral, et le dimanche, vendange publique.

En effet les quantités récoltées nous amenaient à presser jusque tard dans la soirée. Une vendange sélective est donc faite le 28 septembre 2002 par les seuls membres du Grand Conseil Chapitral et la vendange publique, à laquelle participe un centaine de personnes, enfants et adultes, a lieu le 13 octobre, laquelle nous donnera 1000 litres titrant 12°.

Mais au préalable, le 1er septembre, une forte délégation de la Confrérie avait participé au défilé de la fête du cheval à Bietigheim où nous avons eu un franc succès ; puis aux traditionnelles fêtes de Sucy : Ban des vendanges et foire à la brocante le 15 septembre, fête des associations et journée du patrimoine au cours de laquelle nous faisons visiter nos caves le 22 septembre.

Le 19 octobre nous participons, nombreux, au VIIIème Symposium des Vignes d’Ile-de-France à Bagneux. Il y est débattu de l’importance de la mission culturelle de nos vignes. Notre vin 2001 y obtient un 3ème prix.

Le 12 décembre quelques uns d’entre nous tiennent un stand au marché, à l’occasion du Téléthon, et font déguster aux visiteurs un vin (de Sucy) chaud qui obtient un grand succès.

Le 26 janvier 2003 nous célébrons la traditionnelle Saint-Vincent et au cours du Chapitre exceptionnel trois officiers prennent la robe dont l’un d’entre eux sera plus tard notre 8ème Grand Maître.


Hélas, le 17 février nous apprenons une bien pénible nouvelle, notre ami Albert Widmann, membre émérite du Club Der Freunde Des Wines de Bietigheim, est décédé. Il avait été l’un des piliers du jumelage entre nos deux villes, puis de nos deux associations. Il avait été intronisé en 1995 puis en 1998 nommé officier « Grand Conseiller in Partibus » et il portait toujours ensuite, avec beaucoup de fierté notre hotte et notre tablier.

Au printemps, reprise des joyeuses corvées. Dans l’Aviseur n°37, notre Grand Maître de l’époque nous invite à tous y participer « pour ceux qui souhaitent maintenir leur forme » elle recommande « de descendre et monter la pente du coteau en maniant binette, brouette, ou pulvérisateur, puis, pour les épicuriens de goûter le pâté, le pain, le fromage qu’on partage entre nous avec un petit... verre de vin léger mis au frais dans l’eau du puits ». Elle est entendue et la vigne, après un hiver rigoureux, reprend sa vigueur grâce aux nombreux corvéables.

Passons sur la désormais traditionnelle cérémonie de présentation (et dégustation) de notre cru 2002 et la fête de la Saint-Jean à laquelle participent plus de 130 personnes sur notre terrain de convivialité en bordure de notre vigne du Clos. Au cours du chapitre exceptionnel qui précède les agapes l’un de nos écuyers est intronisé chevalier ; Il deviendra quelques années plus tard notre maître vigneron.

Le 1er juillet, le site internet de la Confrérie est mis en ligne. Bien qu’on aurait pu croire que c’était un rêve, comme vingt ans plus tôt de replanter la vigne à Sucy. Ce site évoluera en qualité, régulièrement, jusqu’à aujourd’hui où il a atteint sa pleine maturité.

Hélas, l’été 2003 et sa canicule de légende qui fait suite à un hiver rigoureux font très mal à la vigne et c’est le 14 septembre, (Il n’a pas été nécessaire de vendanger sur deux jours) c’est-à-dire trois semaines plus tôt qu’accoutumée, que nous ne récolterons que l’équivalent de 600 litres titrant 12°. Il va falloir restreindre nos envies jusqu’à l’an prochain. Pas facile d’être vigneron !

Puis comme chaque année la Confrérie participe aux fêtes de septembre de la ville au cours desquelles les visiteurs se pressent pour déguster notre vin : Ah, les bienheureux !


Le 14 octobre nous participons, au musée du vin à Paris, à la semaine de dégustation des produits des terroirs d’Ile-de-France organisée par COCORICO (COmité de COordination de la Région Ile-de-France des COnfréries). Notre vin y est particulièrement apprécié.

Nous apprenons avec tristesse le 20 novembre le décès de l’un des nôtres, Michel Lietard. Il nous avait rejoint depuis peu mais s’était montré l’un des plus actifs aux travaux de la vigne.

Lors du Conseil Chapitral du 1er décembre, un de nos anciens Grand Maître nous présente une vidéo réalisée lors de la vendange et des fêtes de Sucy : Pour un amateur, c’est un coup de (grand) Maître ! Ce mois de décembre est également riche en évènements : le 6 nous participons à nouveau au Téléthon, le 12 nous accueillons, comme c’est désormais la tradition, nos nouveaux adhérents et le 13 c’est le dîner du Conseil Chapitral.

Dans L’AVISEUR N° 38 commence une série d’articles consacrés à l’histoire du vignoble de Sucy autrefois. C’est vraiment une chance de compter parmi nous l’un des membres éminents de la SHAS (Société Historique et Archéologique de Sucy).

Nous voici en 2004. Le 22 janvier nous participons à la Saint-Vincent de Champlitte et le 25 janvier nous célébrons la nôtre. Les nombreux participants se quittent ravis de cette journée.

Le mois de mars est essentiellement consacré aux travaux de taille de la vigne, à l’aménagement de notre galerie d’exposition (la Galerie de Bacchus) qui sera inaugurée prochainement ainsi qu’aux dernières touches du perfectionnement de la cuvée 2003. Qui a dit qu’en mars il n’y avait rien à faire ? Et l’une des nôtres, coiffeuse de son état, fort inspirée par le printemps, entreprend sur le haut de la vigne du Clos la taille du buis aux pieds de Bacchus et il en résulte, magnifique, le sigle de notre confrérie : CCSB.


Les 2, 3 et 4 avril nous sommes vingt à nous rendre au Chapitre de la Confrérie du Boudin de Mortagne au Perche où nous sommes somptueusement accueillis par Albert et Ginette Giroux, les anciens traiteurs de nos fêtes depuis 1987. Ce fut grandiose !

Le 13 nous participons à la première fête des vieux métiers organisée dans le vieux Sucy par la municipalité. Nous y pressons du raisin, en faisons déguster le jus et, pour quelques rares privilégiés, un petit verre de notre Sucy 2002.

Il ne se passe rien de bien particulier lors des mois de mai et juin (Aïe, je viens de me faire taper sur les doigts par notre maître vigneron) sauf bien évidemment, j’allais le dire... les joyeuses corvées consacrées aux travaux de la vigne qui nous réunissent presque tous les samedis matin. Dans L’AVISEUR N°39 notre Grand Maître de l’époque nous livre une citation de Cheterston qui aujourd’hui encore doit nous guider dans notre action : « Le moyen d’aimer une chose c’est de se dire qu’on pourrait la perdre ».

Enfin le 20 juin, nous organisons notre fête de la Saint-Jean. Le temps était très frais, ce qui nous a permis de boire, avec un peu moins de modération que d’habitude... les divins flacons apportés par nos invités. Le matin, lors du Chapitre exceptionnel, nous avons intronisé et élevé à la dignité de Commandeur Madeleine Keiffer qui nous prête généreusement les deux clos de Ville et du Boulard. Ce jour là nous procédons à la présentation de notre millésime 2003 qui est fort apprécié.

Après les festivités de la Saint-Jean nous entrons dans l’été. Il ne faut pas croire que rien ne se passe pendant cette période, les joyeuses corvées continuent : traitements, rognage des rameaux, tonte... C’est en juillet que Madame Keiffer décide de léguer à la Municipalité les deux terrains qu’elle nous prête à la condition qu’ils soient réservés à la culture de la vigne. Nous serons donc désormais presque « chez nous ».

Le mois de septembre de cette année 2004 va être particulièrement riche en évènements : Le puits situé sur le haut de la vigne du clos est enfin terminé (on en parle depuis près de vingt ans) grâce à la détermination de l’un d’entre nous, et pas des moindres puisqu’il sera l’un de nos prochains Grand Maître. On met en bouteilles et on étiquète le cru 2003 ; sept confrères participent au pferdmarkt de Bietigheim, la Galerie de Bacchus est inaugurée par le maire le 11 et elle sera ouverte au public tous les premiers dimanches du mois ; puis arrivent les fêtes de Sucy auxquelles nous participons activement (embrasement du fort le 18, journées du patrimoine du 17 au 19, ban des vendanges et foire à la Brocante le 19, et enfin fête des associations le 26). Il était temps que ça s’arrête, nous sommes sur les genoux...

Mais le repos ne dure pas bien longtemps car octobre sera également bien fourni : Vendange le 13 (record absolu 1800 litres de jus titrant 11.5°) ; participation à l’omelette géante des Mycologues (200€ remis à Ensemble Contre les Leucémies) ; participation nombreuse au IX° Symposium des vignes d’Ile-de-France à Villiers-sur-Marne. C’est à cette période que nous décidons de nous intéresser à la mémoire de la Confrérie : Il en résultera la Saga dont les épisodes se succèdent depuis dans « L’AVISEUR ».

Pendant l’automne les joyeuses corvées se font moins fréquentes : c’est le repos des travailleurs !

Le 3 décembre nous participons en nombre au Dîner du Grand Conseil Chapitral qui est une réussite. Dans le courant du mois nous apprenons par hasard, avec beaucoup de tristesse, le décès de notre parrain Etienne Lafourcade, père de la vigne de Suresnes. Un hommage solennel devait lui être rendu en rebaptisant à son nom une des rue qui montent au clos du pas Saint-Maurice, Il n’eut finalement pas lieu... le 11, comme chaque année nous accueillons en nos caves nos nouveaux adhérents de l’année.